Résidence d’artiste au lycée

Le lycée accueille chaque année une « résidence d’artiste », en collaboration avec l’un de nos partenaires culturels : le Forum du Blanc Blanc-Mesnil, La SUR_UN_AIR_DEUX_1Ferme du Buisson de Noisiel ou les Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis.

La résidence d’artiste appartient à la généralisation de l’éducation artistique et culturelle à tous les élèves de l’établissement et accompagne de façon sensible et concrète tous les enseignements. A ce titre, elle permet d’intéresser le plus grand nombre par des actions de formes souples et variées, imaginées à partir de l’analyse de la situation locale, des objectifs pédagogiques des enseignants, de la thématique et de l’offre éducative des structures culturelles.


Fichier PDF – Calendrier Résidence d’artistes


Fichier PDF – Sur un air Deux

Mardi art du 13 septembre 2011

« Transports exceptionnels »

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Duo entre une pelleteuse et un danseur – rencontre inattendue, un duo entre fer et chair.

« J’utilise le bras de la pelleteuse pour sa fonctionnalité et sa dynamique, mais aussi comme un bras humain qui prend, repousse ou cajole ! La rotation de la machine est un mouvement ample, spectaculaire mais il peut aussi évoquer un manège. Si parfois j’imagine la machine comme un être humain rude et imparfait – à l’image de Boris KARLOFF dans Frankenstein – je tente également de toucher au merveilleux, au vertige du rêve de La Belle et la Bête. Une machine, dans sa puissance, son élégance et sa beauté peut aussi bien évoquer les travaux d’Hercule que le monde industriel peint par Fernand LÉGER.

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La pelleteuse et le danseur ? Un début d’opéra, un chant lyrique et onirique quasi universel qui pourrait nous faire rappeler l’ode amoureuse d’un Roméo pour sa Juliette ».

Dominique Boivin

Charivari 2011 en images …

Présentation des travaux chorégraphiques de fin de formation des élèves de terminale série littéraire spécialité danse et d’option facultative EPS danse lors du festival Charivari à la Ferme du Buisson à Noisiel le 28 mai 2011.

Création avec le chorégraphe Radhouane El Meddeb, en relation avec sa pièce « Quelqu’un va danser… ».

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Jeudi Art du 5 mai 2011

Extrait de la pièce « Cassette » de David Wampach, interprété par Aina Alegre et Pep Garrigues.

Casse-noisette est sans doute l’un des ballets les plus fameux de la danse classique, tant par la musique de Tchaïkovski et ses célèbres thèmes, comme la Valse des fleurs, que par l’univers onirique, l’impression de merveilleux qu’il dégage. Tous les ingrédients du conte de fée s’y trouvent réunis : une petite fille, un monde ensorcelé, des jouets animés, un prince charmant, un palais enchanté… Opérant une compression du titre et de la matière originale, David Wampach a transformé le Casse-noisette en CASSETTE, qu’il glisse comme une version alternative dans la machine du théâtre, réglée sur le mode pop. Déployant l’apparat du ballet-féérie pour en démonter l’armature, interroger son rapport à l’illusion, il opère une condensation sous forme de show déjanté. Jeu des lumières, virtuosité des corps, profusion des genres et des couleurs : un ensemble de signes culturels et de ritournelles se trouvent remixés dans ce carnaval aux accents iconoclastes.

Cassette

Tout commence dans une ambiance de sortilège : un rideau de lumière et de fumée qui révèle et absorbe un mystérieux duo, tandis qu’une récitante survoltée réécrit l’histoire de Casse-noisette en y mêlant bribes de chansons et références contemporaines. Sur scène vont se succéder des couples aux poses aguicheuses, dans un climat oscillant entre le concours de danse, le numéro de cirque et le plateau de télévision. En écho à la profusion de styles du ballet d’origine, les interprètes passent de la valse au mambo, de la samba au cha-cha-cha, de la Danse des mirlitons à la disco, entraînés par un intriguant Monsieur Loyal. Tout est affaire de dévoilement et de semblants : stars ou pantins, personnages fantastiques ou silhouettes grimaçantes, ils apparaissent, disparaissent, décentrent le regard en multitudes de figures virevoltantes, se fondent en tableaux collectifs, envahissant tout l’espace de leur chorégraphie protéiforme. Dévoilant la dimension sexuelle refoulée du conte, transformant la « boîte » du théâtre en boîte de nuit et Tchaïkovski en tube sensuel, CASSETTE déplie toutes les facettes de la machinerie spectaculaire. Une version grinçante, un manège hanté aussi bien qu’enchanté, qui interroge la place que peut prendre la magie sur la scène contemporaine.

Jeudi art du 3 mars 2011

bi-portrait Yves C. de Mickaël Phelippeau

Cette danse ressemblerait à une lutte ralentie. Deux garçons font corps, font masse, s’agrippent, se suspendent l’un à l’autre. Contact compact. Impulsion haletante. Energie âpre. Mêlée virile mais retenue, soustraite, savante et précise. Détachée.

Bi-portrait-yves-c-Mickael_Phillipeau

Ce duo exerce l’ascension l’un sur l’autre, encaisse la solidarité, soupèse le partage. Puis les deux corps masculins se séparent, se redressent. Yves Calvez, Mickaël Phelippeau sont chaussés de lourds sabots de bois. Ils claquent au sol. Scansion. Pavane. Un rythme se contamine, gagne en construction, s’impose répétitif. Un pas ouvert gauche, deux pas croisés, un pas fermé. En ligne latérale. Ça repart dans l’autre sens. Indéfiniment. C’est le pas du round, danse bretonne traditionnelle. Un sourd ébranlement tellurique ; de tout l’être. En puissance, et confiance au sol, adressée à l’autre. Voilà qui trame une dignité somptueuse, tendue, sans faille. Sinon, ça ne pardonnerait pas. Aller. Retour. Les deux gars se croisent. Et se croisent. Et se croisent. Une marche. Un étourdissement. Une amorce de transe. Essorée. L’épuisement pour ligne de fuite (ils finiront mêlés au sol). Spectateur, on est étreint. Les deux danseurs piaffent, et frappent, au tranchant d’une présence aiguisée, d’une écoute absolue, vibration du micro-instant et autres qualités qu’on connaît à la danse-performance, à l’improvisation sur trame, à ce qui advient.


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Fichier PDF – Propos et Parcours

Jeudi art du 3 février 2011

Ma révolution :

CoRadhouanemment affronter ?

Comment faire la preuve de soi ?

Se libérer pour raconter…

Danser c’est aussi prendre la parole…

Exprimer…

Transmettre une émotion…

Un regard… c’est un geste …

Une improvisation autour de la révolution…

Un moment de confusion …

Un état d’excitation

Mon pays s’est révolté contre un dictateur…

Je n’y étais pas !!!

Alors je danse….

Radhouane El Meddeb, danseur et chorégraphe

 


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Jeudi art du 6 janvier 2011

Les Miniatures

Chorégraphie : Nathalie Pernette Assistée de Regina Meier Interprétation : Lucien Brabec, Lisa Guerrero

Création musicale : Franck Gervais ou Einstürzende Neubauten (die Wellen) Création costumes : Nadia Genez Création les 15 et 16 mai 2009 aux Rencontres d’Ici et d’Ailleurs à Noisy-le-Sec Co-production : Compagnie Pernette/Association NA, Les Pronomade(s) en Haute Garonne/CNAR Encausse-les-Thermes, L’Abattoir/CNAR Chalon-sur-Saône, Le Moulin Fondu/CNAR Noisy-le-Sec, Le Citron Jaune/CNAR Port Saint Louis

Pernette

Cette pièce de la compagnie Pernette a la propriété des fameuses poupées russes. En effet, Les Miniatures, de courtes pièces dansées de quatre à vingt minutes, se déclinent du duo à la pièce de groupe, en passant par un programme « en continu » articulant séquences dansées et textes lus.

Deux des six miniatures seront dansées au lycée.

1ère Miniature : LA ROSE 4 ‘ / Danse d’offrande pour une rue piétonne

C’est un projet de « construction du corps »… Comme on construirait, assemblerait, vérifierait pièce par pièce les éléments d’une mécanique Ce duo, rigoureusement écrit à l’unisson sur deux lignes parallèles, accumulerait danse des pieds, des genoux et des hanches, du bassin puis du corps central, des mains, des bras et des épaules, de la tête et du cou, dans une recherche du maximum de mobilité articulaire et d’une grande vitesse d’exécution. Un corps à la limite de la robotique, une construction « froide » pour un acte ultime tout en douceur : offrir une rose, cachée au cœur du costume, à un spectateur.

2e Miniature  : L’APPARITION 7’ / Fascination dansée pour terre glaise et quatre mains

Deux danseurs attablés côte à côte devant un petit groupe de spectateurs. Ils pétrissent, remuent, malaxent, retournent, étalent, roulent et tordent un matériau souple, dans une savante chorégraphie de mains… jusqu’à créer l’image reconnaissable de deux êtres. Unisson, calage, décalage, question-réponse mais mouvement fluide et perpétuel… Attirer et retenir l’œil du spectateur. Cette sorte de démonstration empruntera au tour de magie et nous permettra de remettre en scène et en miniature notre goût pour le rapport à la matière.


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Jeudi art du 2 décembre

Note d’intention :

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Nous sommes Margot Dorléans, danseuse et Yoann Durant, saxophoniste. Notre duo naît d’une interrogation et de 4 préoccupations communes en ce qui concerne notre rapport à la scène et à la performance.

Nos 4 intérêts communs :
- Le corps et plus précisément le mouvement organique du corps qui nous constitue chacun dans le rapport à notre pratique : le souffle.
- Le travail de l’espace
- La présence
- Le couple : homme et femme

Notre interrogation :

La danse est liée au mouvement et la musique au son : est-ce tout ? A priori la danse donne à voir, la musique à écouter. Pour nous les deux s’attachent également à sentir et à faire sentir au-delà des organes des sens auxquels ils sont rattachés et peuvent véritablement s’interpénétrer. Nous travaillons alors à un frottement du mouvement sonore et du mouvement corporel. Le souffleur (de saxophone) devient souffleur dans l’espace. La danse naît ou devient du son. L’un et l’autre s’engendrent mutuellement. Chercher l’interstice où l’un pénètre l’autre et vice-versa ; où l’un se dépose en l’autre. Chercher ce qu’il reste des traces de cet échange. La musique se rend possible par le mouvement, la danse par le son. Mouvement et son sont en éternel échange, transformation de l’un à l’autre, l’un dans l’autre, l’un devient l’autre. Le Yin et le Yang ne sont pas des opposés. Ils se contiennent l’un dans l’autre, passent de l’un à l’autre, existent l’un par l’autre. Comme aussi le masculin et le féminin de ce couple sur la scène.

Il s’agira donc d’entrer en contact de façon sensible avec un espace singulier, où la présence de l’autre au sein de ce même espace créera une interaction de matière (matière corporelle et matière sonore) qui sera d’abord celle d’un corps traversé et qui cherche à traverser l’autre. Ainsi, s’élabore une forme improvisée qui permet par la danse et la musique : le mouvement et le son, ses mises à nu, ses porosités, ses échanges, ses jeux, ses infidélités, ses deuils dans un rapport fragile, à construire, à devenir.


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Jeudi Art le 4 novembre

Le premier Jeudi Art aura lieu le jeudi 4 novembre à 14h15 dans le hall du lycée avec une performance de Lilou Robert, compagnie 18.3 .

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Charivari 2010 en images …

Présentation des travaux chorégraphiques de fin de formation des élèves de terminale série littéraire spécialité danse et d’option facultative EPS danse lors du festival Charivari à la Ferme du Buisson à Noisiel le 29 mai 2010.

Les élèves ont travaillé avec la chorégraphe Julie Nioche sur la pièce « Les Sisyphe  » qu’elles ont ensuite interprété.

Note d’intention : « Les Sisyphe » une déclinaison de sauts, sur la chanson « The end » chantée par The Doors, sorte de mouvement sans fin poussant les interprètes jusqu’à l’épuisement. Ces sauts deviennent autant de revendications politiques, économiques, éthiques, sociales, qu’esthétiques… Julie Nioche.

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